Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Des économistes post-keynésiens inspirent la CGT

Ce n’est pas la première fois, mais cette fois-ci, la CGT a dans sa mallette une étude plutôt iconoclaste au regard de sa culture économique historique. Elle a en effet été réalisée dans le cadre de l’Institut de recherches économiques et sociales par une équipe d’économistes non pas marxistes mais post-keynésiens (une école de pensée issue du keynésianisme contestant notamment la capacité autorégulatrice des marchés), sous l’égide du laboratoire Clersé de l’université Lille 1.

Ces chercheurs se sont penchés, à la demande de la CGT, sur le coût du capital et son surcoût, soit les revenus financiers distribués en net par les entreprises aux autres agents économiques, moins le coût du risque entrepreneurial et moins le coût de transformation de l’épargne liquide en prêts. Le sujet est en jachère, les données statistiques se concentrant sur l’autre versant : la rentabilité du capital pour les investisseurs.

Les conclusions de l’étude sont spectaculaires : « Le surcoût du capital, dans l’ère du capitalisme financier, peut raisonnablement être évalué entre 50 % et 70 % de son coût réel  ». Au minimum, 93 milliards d’euros, a chiffré hier le secrétaire confédéral de la CGT Mohammed Oussedik, en charge des questions économiques, qui veut développer les relations de la CGT avec le monde de la recherche au-delà des cercles habituels de son organisation. Celle-ci va demander au gouvernement d’interpeller le Conseil national de la statistique pour qu’il travaille la création d’un indicateur du coût du capital comme il existe déjà un indicateur du coût du travail.

Cet article a été publié le 19 novembre 2013

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