Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Les basses manœuvres de la direction de Renault Douai

Jeudi dernier, 6 février, jour de mobilisation nationale à l’appel de la CGT pour l’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat, les syndicalistes du site nordique du premier constructeur automobile de France organisent une distribution de tracts aux portes de l’usine. Dans la foulée, la direction publie un événement à l’intention de tous les salariés du site : « Ce matin, une distribution de tracts liée à un appel national a fortement perturbé la circulation et a empêché un nombre important de salariés d’être à l’heure à leur poste de travail », ajoutant que « cette perturbation a entraîné la perte de 55 véhicules commandés », et d’en finir entre pressions et menaces : « en cas de renouvellement de ce type de perturbation, l’usine fera en sorte de prévenir les salariés le plus tôt possible » et « si, malgré toutes les précautions (…), des retards sont constatés, les salariés se (les) verront imputer ».

Voilà pour la logorrhée d’une direction qui, décidément, connaît bien mal le Code du travail et les dispositions encadrant le droit de grève et de mobilisation. Réagissant dès le lendemain, la CGT Renault Douai dénonce une tentative « d’intimidation de l’ensemble des travailleurs » et rappelle ce qui disent le Code du travail et la jurisprudence au sujet des retards : « Les grèves, si elles sont annoncées au moins 48 heures à l’avance, ne sont pas un motif admissible de retard (…) la cause du retard ne doit pas être prévisible. »

La CFDT, quant à elle, dans un communiqué titré « L’événement de la honte ! », estime que « ce genre de torchon ne fait qu’envenimer les choses et que, en aucun cas, des salariés innocents doivent payer ». Sur la question des sanctions financières qui pèseraient sur les retardataires, la CFDT interroge sans détour : « Lorsqu’il y a des travaux de rénovation des routes autour de l’usine, comme en ce moment, est-ce que la direction paiera également des heures supplémentaires aux salariés bloqués dans les bouchons ? »

Quoi qu’il en soit, les basses manœuvres de la direction du site Renault Douai ne resteront pas lettre morte. La CGT lui demande « de rétablir la vérité (…) dans les plus brefs délais », rappelant que « ce type de mouvement est légal et (qu’) à aucun moment (la direction) n’a le droit de retirer ne serait-ce qu’un seul centime de la paie d’un travailleur ». Si la direction persiste, la CGT promet un blocage total du site. En attendant, le « torchon » reste à l’affichage jusqu’au 14 février.

Cet article a été publié le 11 février 2014

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