Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Le coût de la sous-traitance ..

Un « nouveau gâchis humain, financier et intellectuel » pour Solidaires, un « mépris total des personnels et une gabegie financière sans nom » pour la CGT, le « super fiasco d’un super logiciel » pour FO. L’annonce de l’enterrement du projet d’opérateur national de paie (ONP) suscite une vive réaction des syndicats de Bercy, qui dénonçaient depuis longtemps, voire depuis le début, la nature et la conduite du programme informatique.

« Nous étions très critiques depuis le début, car on estime qu’on ne peut pas s’occuper des ressources humaines à des kilomètres des agents, explique Patricia Tejas, de la fédération CGT des finances. Derrière l’ONP, il y a la volonté de faire de la gestion de masse, de gagner en efficacité mais pas pour les agents, seulement pour économiser des mètres carrés, des emplois, des bâtiments, on en est là ! » Autre aspect très critiqué évidemment, le recours à des prestataires privés. « Nos décideurs se sont jetés dans ce projet à l’aveugle, et ils ont fait appel à des prestataires qui ne connaissent pas la réalité des services, déplore-elle. Ces sociétés ont piloté le projet en mettant en concurrence les agents publics et les salariés des prestataires privés, le management était très agressif, au point qu’un agent s’est suicidé en novembre dernier. Pour nous, il faut réinternaliser ces projets. » De même, Solidaires Finances estime que « l’échec de ce système intégré de gestion de la paie ne peut être imputé aux équipes et aux agents, mais plutôt au transfert de pilotage du projet aux prestataires privés ». Et déplore qu’en cours de route, l’administration ait « systématiquement minimisé ou nié les problèmes, pour au contraire exercer des pressions sur les agents pour faire marcher ce qui ne pouvait pas marcher, avec des conséquences organisationnelles et humaines parfois gravissimes ».

Dans l’immédiat, se pose la question du sort des 200 agents, dont cent contractuels, qui travaillaient sur l’ONP. « Ils ne doivent pas se retrouver sur le carreau, lance Patricia Tejas. Bercy nous dit que l’ONP va devenir autre chose, nous disons chiche’’, utilisons ces compétences internes pour retravailler une amélioration des systèmes de paie mais dans une vision des ressources humaines à dimension humaine. Non aux systèmes pieuvres ! »

Cet article a été publié le 11 mars 2014

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