Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Mobilisation victorieuse dans le 10°

Après des mois de mobilisation, les employés d’une onglerie du 10e arrondissement de Paris fêtent aujourd’hui leur victoire. Tous ont enfin obtenu la régularisation qu’ils espéraient.

Au 50, boulevard de Strasbourg à Paris, c’est le soulagement. Sans contrats de travail ni papiers, les sept employés de cette ongleriesalon de coiffure « afro » du 10e arrondissement sont toutes régularisées.

Cinq d’entre eux trois Chinoises et deux Ivoiriennes avaient d’ores et déjà obtenu leurs papiers au début du mois d’avril, mais deux une Chinoise et un jeune Chinois étaient toujours dans l’expectative. Une attente expliquée par le fait que le critère d’ancienneté de travail sur le territoire de la circulaire Valls n’était pas respecté. Pourtant, ces employés accumulaient deux ou trois ans d’ancienneté. Sauf qu’ils n’étaient pas déclarés. « Cela prouve que l’on continue de pénaliser les travailleurs qui sont au noir, alors qu’il faudrait s’en prendre au patronat. Il faut que les employeurs arrêtent de profiter de la faiblesse des travailleurs et surtout des travailleuses », s’indigne Pascale Heurteux, secrétaire générale de l’UD CGT du 10e arrondissement.

Mais, vendredi, la victoire est enfin annoncée. Après des négociations durant deux jours, la préfecture de police de Paris a accordé les papiers tant attendus, des récépissés reconductibles les autorisant à vivre et travailler sur le territoire français. « Toutes les revendications ont été acceptées », affirme Pascale Heurteux. Dans un communiqué paru vendredi, la CGT a salué « l’issue positive de cette grève » qui aura duré près de trois mois. Depuis le 3 février, les sept occupaient nuit et jour l’onglerie parisienne où ils étaient employés, exigeant le versement de deux mois de salaire impayés. Une mobilisation inédite : « C’est le premier conflit collectif que nous soutenons dans la communauté chinoise », avait souligné Raymond Chauveau de la CGT. Le syndicat avait alors préféré mettre l’accent sur l’obtention des papiers, Graal pour entamer une procédure prud’homale. Une procédure normalement bientôt engagée où la CGT se portera partie civile. Le patron, qui avait disparu après le début des mobilisations, est toujours recherché par l’Urssaf. En attendant, les employés et le syndicat prennent le temps de savourer leur victoire. « Elles vont enfin avoir une vie de salariée normale. C’est ça l’essentiel. »

Cet article a été publié le 29 avril 2014

Valid XHTML 1.0 Transitional CSS Valide !

Union locale CGT Paris 5ième/6ième (UL CGT 5-6)