Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

La CGT s’invite

Une vingtaine de salariés ont pris part hier à l’assemblée générale des actionnaires de Sanofi.

« Nous sommes là pour aller voir nos gentils patrons voyous et leur signifier notre mécontentement », raille Sandrine Caristan, salariée du site de Montpellier de Sanofi et présente parmi la trentaine de militants CGT rassemblés hier devant le palais des congrès à Paris, où se déroulait l’assemblée générale (AG) de leurs actionnaires, qui ont récolté en 2013 3,7 milliards d’euros.

Malgré l’interdiction signifiée par la police de tracter et d’installer leurs banderoles à l’intérieur, le rassemblement n’est pourtant pas resté aux portes du palais. Près de la moitié d’entre eux, actionnaires salariés, a pu participer à l’AG. Mais entrer n’est pas le plus difficile. « Il faut réussir à prendre la parole contre vents et marées, passer au-dessus des cris », explique une militante. Dans leur ligne de mire, la stratégie « de démantèlement » que suit l’entreprise pharmaceutique, visant principalement le secteur de la recherche. Mais également un projet de vente récemment dévoilé par l’agence Reuters, que la direction continue de qualifier de simple « rumeur ». L’entreprise aurait confié à la banque Evercore Partners la vente d’actifs comprenant de nombreux médicaments produits en France. Une manoeuvre qui mettrait en danger entre 1 000 et 1 500 emplois, alors que plus de 4 000 postes ont déjà été supprimés sur les sites français depuis 2009 et que la recherche dite chimique a été fortement attaquée par les précédents plans. Thierry Bodin, coordinateur de la CGT chez Sanofi, l’assure : « Nous sommes déjà dans une situation détestable. Mais si cette rumeur est confirmée et que Sanofi cède ces médicaments, c’est une catastrophe. »

Cet article a été publié le 6 mai 2014

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