Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

NON à la privatisation des examens du permis de conduire

Le permis de conduire est un facteur indispensable d’insertion sociale.
Le coût et les délais pour obtenir le permis constituent des difficultés majeures pour de nombreuses personnes. C’est particulièrement vrai pour les jeunes et pour les chômeurs pour qui ne pas avoir son permis de conduire est un obstacle supplémentaire pour trouver du travail.

Face à ces difficultés réelles, plusieurs mesures sont annoncées par le gouvernement.
Il reprend en particulier une vieille idée du précédent qui en décembre 2007 envisageait de confier l’organisation des examens du permis de conduire à un "opérateur spécifique".
La mobilisation des inspecteurs et délégués du permis de conduire avait alors mis en échec le gouvernement sur ce projet.

Les mesures annoncées le 13 juin 2014 par le ministre de l’Intérieur constituent le premier acte d’une vente à la découpe d’un service public de l’Etat. Elles mettent en cause le service public de la sécurité routière ouvrant la porte de la privatisation de l’examen du permis de conduire, mission régalienne, avec des enjeux forts notamment en matière de sécurité publique.

Contrairement à toutes les annonces du ministre de l’Intérieur, en particulier sur la nécessité de baisser le coût du permis, ces privatisations auront un impact financier important qui, s’il n’est pas pris en compte par l’Etat, sera supporté par l’ensemble des candidats au permis de conduire.

Pour la CGT, cette réforme ne règle en rien les carences du système actuel.

La CGT a formulé, depuis longtemps, des propositions notamment pour répondre à la demande de réduction des délais d’attente pour passer l’examen après un premier échec.
 
Des solutions existent. Elles supposent un service public d’Etat rénové et renforcé au service de tous les citoyens, en particulier des jeunes.

La politique de réduction des dépenses publiques et des emplois trouve ici, malheureusement, une traduction concrète.

Pour la CGT, les mesures du gouvernement sont inacceptables.

La CGT demande
Le retrait des mesures annoncées,
L’ouverture de négociations avec les organisations syndicales et l’ensemble des parties prenantes pour une réforme concertée au véritable bénéfice de la jeunesse, du service public et de la sécurité routière.

Montreuil le 23 juin 2014

Cet article a été publié le 26 juin 2014

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