Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Grève des routiers

A l’appel d’une intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC (la CFDT, majoritaire chez les transporteurs aux dernières élections mais en perte de vitesse, ne s’est pas jointe au mouvement.), les chauffeurs routiers sont appelés, depuis hier soir 22 heures, et au moins jusqu’à demain, à cesser le travail et à participer à des actions coups de poing en vue de peser sur les négociations annuelles obligatoires qui se déroulent actuellement dans la branche du transport routier de marchandises.

Les syndicats exigent une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros par mois, notamment en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche, certains se trouvant en effet en dessous du Smic. Ils réclament en outre la mise en place d’un treizième mois, la suppression de la carence maladie, ainsi que l’ouverture de négociations sur la ges ion des fins de carrière et une meilleure protection sociale (mutuelle, prévoyance, dépendance). « Nous sortons de deux années blanches sans revalorisation salariale. Et 80% de la profession est au Smic sans compter les heures sup, s’insurge Jérôme Vérité de la CGT. Les chauffeurs longue distance arrivent péniblement à 2 000 euros ou un peu plus mais à quel prix : des semaines de 56 heures, 200 heures par mois ! » Et les conducteurs des entreprises de messagerie et du secteur logistique courte distance « n’ont même pas cette possibilité puisqu’ils sont aux 35 heures ».

Les syndicats dénoncent les 500 millions d’euros de crédit d’impôt compétitivité emploi accordés par l’état aux employeurs du secteur qui n’ont pas servi à augmenter les salaires mais à acheter du matériel. Les manifestants ont prévu de concentrer leurs actions sur les sites industriels et de ne bloquer que les poids lourds, pour ne pas pénaliser les véhicules légers.

Grèves reconductibles et blocages, l’intersyndicale appelle à une forte mobilisation, partout en régions, « contre la paupérisation et la “ smicardisation ” rampante », au moins jusqu’au mardi 20 janvier, date de la dernière réunion de négociation sur les salaires du secteur.

Cet article a été publié le 19 janvier 2015

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