Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Aucun médicament ne sort de la Cooper

Dans l’industrie de la Chimie, la multiplication des licenciements, les restructurations, les bas salaires, l’explosion des contrats précaires, la flexibilité se banalisent.

Hier à Melun, les salariés de l’entreprise Coopération pharmaceutique française, plus connue sous le diminutif de Cooper, étaient en grève. Près de 70 d’entre eux — techniciens, ouvriers, agents de maîtrise ou encore laborantins — sur les 350 que compte la société basée dans la zone d’activités de Bel-Air, ont bloqué la production de médicaments et les expéditions, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO.
Par ce mouvement social, ils entendent protester contre une proposition d’augmentation de leurs salaires de 175 € bruts annuels, qu’ils jugent trop faible. « Cela représente 10,23 € par mois, indique Karine Péché, déléguée CGT. Alors que le chiffre d’affaires ne cesse d’augmenter, tout comme les bénéfices. On réclame donc 100 € à 125 € de plus par mois. » « On demande à notre direction de négocier sérieusement les salaires, au vu des résultats de l’entreprise et non des aides de l’Etat », ajoute Manuel Goncalves, délégué FO.

La direction de la Cooper n’a pas souhaité commenter la situation, eu égard, d’après son directeur financier, au « bon dialogue social » qui existe au sein de l’entreprise. Le mouvement de grève est reconduit aujourd’hui.

Cet article a été publié le 17 février 2015

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