Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Quelle négo à l’AP-HP ?

Les négociations sur la réorganisation du temps de travail des 75 000 salariés non médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) vont démarrer lundi 5 octobre. Et elles devraient maintenant aller très vite, après la décision de la CFDT de s’asseoir à la table des négociations. Cette rupture du front syndical, Martin Hirsch, directeur général du premier groupe hospitalier de France, l’aura attendue six mois.

Six points constituent désormais la « base » du projet de réorganisation du temps de travail. Objectif annoncé dès le mois de mai : économiser de 20 à 25 millions d’euros par an et ne pas avoir à supprimer « environ 4 000 emplois sur
cinq ans ». Les journées de repos « extra-légales » accordées pour la Fête des
mères (33 766 journées en 2014) ou pour les médailles du travail (3 558 jours en 2014) devraient être supprimées. Les trente minutes de temps de repas ne devraient plus être décomptées dans le temps de travail des personnels administratifs. Pour la durée de la journée de travail, la direction de l’AP-HP a acté le maintien d’un « schéma horaire en 7 h 36 générant 18 jours de RTT ». Une durée qui représente une concession par rapport au projet formulé au printemps qui envisageait un alignement à 7 h 30. Ce choix de 7 h 36 entraînerait toutefois la perte d’un nombre important de RTT pour les agents travaillant aujourd’hui en 7 h 50.

CGT et SUD-Santé, les deux principaux syndicats de l’AP-HP, farouchement opposés à toute négociation. " Au vu des nouveaux schémas horaires proposés, Martin Hirsch doit dire s’il dénonce unilatéralement le protocole sur le temps de travail de 2002, exige Jean-Marc Devauchelle, le secrétaire général de SUD-Santé. Dans ce cas, ce serait un changement de braquet et une source de conflit majeur. " Un point sur lequel Martin Hirsch refuse aujourd’hui de s’avancer. " Ce serait absurde de ma part de commencer par dénoncer le protocole, dit-il. Je ne suis pas favorable au saut dans le vide sans parachute pour nos agents qui sont soumis à l’accord de 2002. " C’est désormais un « accord équilibré », qu’il sera amené à imposer s’il estime avoir suffisamment de soutien politique pour le faire.

" Cet accord n’aura aucune valeur car il sera ultra-minoritaire, met déjà en garde Christophe Prudhomme, de la CGT Santé, majoritaire à l’AP-HP. Si les personnels résistent dans les services, ce sera difficile de l’appliquer. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. " La CGT et SUD en appellent désormais à une « médiation au plus haut niveau de l’Etat ». La ministre de la santé, Marisol Touraine, qui avait assuré en mai qu’elle veillerait au « respect des droits des salariés comme aux conditions du dialogue social » tout en apportant un soutien prudent à M. Hirsch, est restée silencieuse sur ce dossier depuis la rentrée.

Cet article a été publié le 2 octobre 2015

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