Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Les 120 ans de la CGT

La célébration des 120 ans de la CGT à Limoges, en présence de son secrétaire général Philippe Martinez, aura été suivi. D’abord parce que, avec l’épisode Air France puis ce syndiqué CGT qui a refusé de serrer la main du Président de la République à Saint-Nazaire pour ensuite lui dire ses quatre vérités, les feux médiatiques étaient braqués sur la vieille dame.

Mercredi soir, la décision de la commission exécutive confédérale de ne finalement pas participer à la conférence sociale gouvernementale a jeté un nouveau pavé dans la mare des relations déjà tumultueuses entre d’une part l’emblématique centrale syndicale née à Limoges un jour de 1895 et d’autre part le Président François Hollande et son gouvernement. Avec la politique de Manuel Valls « qui fait tout pour plaire au patronat » ou les saillies répétées d’Emmanuel Macron à l’encontre du monde du travail, la CGT en a gros sur la patate. Une fois n’est pas coutume Arnaud Raffier, jeune représentant de l’union départementale de la Haute-Vienne, s’est même inspiré d’un discours de… Nicolas Sarkozy pour fustiger les diatribes du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique : « Soit Emmanuel Macron pense ce qu’il dit et il doit quitter le gouvernement et nous rejoindre, soit il n’en pense pas un mot, il avoue qu’il a menti, il quitte le gouvernement et il prépare son retour dans le privé. »

Mais c’est dans un climat inversement plus apaisé que les célébrations ont permis à la CGT de s’interroger sur ces fondamentaux, d’envisager l’avenir, chacun dessinant des pistes et réaffirmant « le besoin d’une CGT qui mobilise contre toutes les attaques anti-sociales qui frappent les salariés, les retraités et les privés d’emploi. » Le besoin aussi de trouver les moyens d’aller à la rencontre d’un monde du travail de plus en plus atomisé et, plus largement d’une société où l’individualisme l’emporte sur le sens collectif. « Si on peut parfois douter de notre force à peser, on ne doit en tout cas pas douter de notre détermination à faire changer les choses dans le sens du progrès social », résume une militante. Et puis, en temps qu’organisation, la CGT n’est pas perméable aux autres questions qui traverse la société.

Quelle rapport aux autres syndicats ? Comment générer la convergence syndicale sans pour autant faire une croix sur ses propres valeurs ? Quel fonctionnement et quelle vie démocratique ? Mais aussi quelle représentation pour les femmes dans les instances dirigeantes de la CGT ? Autant d’interrogations relayées hier par la base des différentes composantes régionales réunies hier pour une assemblée générale à laquelle les médias n’étaient pas conviés.

Au-delà de ce vaste exercice autocritique qui fera sans doute émerger les pistes d’un syndicat digne de ceux qu’ils l’ont fondé « pour au moins 120 ans de plus », on peut aussi reconnaître l’immense travail mené à bien par les militants locaux qui, du colloque de Buxerolles à la rando-cycliste dont le départ a été donné par Raymond Poulidor, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire de ce rendez-vous limougeaud une réussite.

Ce week-end à Montceau-les-Mines, trois jours d’initiatives sont organisés au Syndicat des mineurs vendredi, samedi et dimanche. Au programme du vendredi, à 9h, réunion du comité général statutaire, suivi à 15h d’un colloque et débat ouvert au public sur la place des femmes dans le monde du travail. À 17h, vernissage d’une exposition photos et objets relatifs à l’action des militants. Samedi, à 12h, banquet fraternel, grande salle du Syndicat, Noir tango et La Mère en gueule mettront l’ambiance. Dimanche sera une journée grand public avec ouverture des expositions à partir de 14h, les musiciens du Foyer des jeunes et d’éducation permanente ainsi que le groupe Tekpaf se produiront sur scène.

Cet article a été publié le 16 octobre 2015

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