Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

La CGT ne renoncera pas au droit de lutter, de se rassembler et de manifester !

Prolonger pour au moins 3 mois l’état d’urgence, modifier la Constitution, instaurer la déchéance de nationalité pour les terroristes nés en France, création d’une garde nationale : telles sont les mesures phares annoncées par le Président de la République à la suite des attentats qui ont frappé la France le 13 novembre.

L’Union départementale CGT de Paris est pleinement consciente des dangers et des risques que font courir ces criminels. Elle s’inscrit dans une pratique syndicale responsable, particulièrement dans cette période, de la sécurité des salariés et des populations.

L’Union départementale CGT de Paris tient, cependant, à mettre en garde contre le peu d’efficacité de l’état d’urgence et des dangers graves qu’ils comportent contre les libertés publiques, notamment la liberté syndicale, dans un contexte déjà marqué par une forte répression anti-syndicale.

Il y a, en effet, peu de chances qu’un terroriste kamikaze prêt à se transformer en bombe humaine puisse être dissuadé de commettre son crime par la perspective de perdre la nationalité française.

Et réformer, dans l’urgence, la Constitution, qui est la loi « des temps longs », nous paraît un contresens dangereux, qui réduit le temps de débat démocratique et la nécessaire sérénité qui doivent présider à ce type de réforme.

Alors que de nombreux spécialistes appellent à une judiciarisation plus rapide des enquêtes contre le terrorisme, l’état d’urgence dispense les forces de police de recourir à des mandats avant de perquisitionner, mandats qui, de toute manière, ne leur aurait sûrement pas été refusé, au vu des circonstances.

Les mesures d’urgences devraient plutôt permettre de répondre à la question du financement du terrorisme, notamment l’achat du pétrole et la vente d’armes.

Il est illusoire de penser que nous pourrons-nous battre, ensemble, pour la défense de nos idéaux démocratiques, si nous commençons par renoncer à ces idéaux.

Peu utile, donc sur le plan de la justice, l’état d’urgence apparaît comme dangereux pour les libertés et les nombreuses luttes sociales en cours.

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.

Paris, le 17 novembre 2015

Après les terribles attentats qui ont endeuillé Paris, les organisateurs de la manifestation du 22 novembre appellent plus que jamais à manifester en solidarité avec les migrants.

Qu’ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers ils sont, eux aussi, des victimes des guerres, des violences et de la misère qui les ont contraints à quitter leurs pays.

Cette manifestation réaffirme notre solidarité et participe aussi de la réponse aux attentats qui ont ensanglanté Paris.

MIGRANTeS : BIENVENUE

Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre eux viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au cœur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour tou-te-s, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.

NOUS APPELONS À MANIFESTER
LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 À 15H

AU DÉPART DE LA PLACE DE LA BASTILLE (ARRIVÉE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE)

Premiers signataires : ATMF, Attac, BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants), CGA, CGT Educ’action 93, CISPM, CNDF, CSP 75, Collectif Avenir Educs, Collectif Austerlitz, Collectif 3 C, Collectif Sans-Voix Paris 18, Collectif 20e solidaire avec les migrants, Collectif de solidarité aux réfugiés de Genne- villiers, DAL, Droits devant !!, Écologie sociale, EÉLV Paris, Ensemble !, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste, Femmes migrantes debout, Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH, 8 Mars Pour TouTEs, Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, SUD éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union des syndicats CNT de la région parisienne, Union syndicale Solidaires...

Cet article a été publié le 20 novembre 2015

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