Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Les associations de chômeurs veulent leur manif...

Lors d’une conférence de presse, hier, les associations de privés d’emploi, la CGT chômeurs, le MNCP, l’Apeis et AC ! ont rappelé la nécessité de se mobiliser, le 5 décembre. Alors que le nombre d’inscrits à Pôle emploi ne cesse de grimper, approchant les 6 millions de personnes, hors de question pour eux de renoncer à la treizième édition de leur manifestation annuelle. Pour l’instant, le défilé n’est pas interdit par l’état d’urgence post-attentats, mais le doute plane.

En cette période troublée, la protection des citoyens est aussi brandie comme prétexte pour rogner les libertés fondamentales. Pour Daniel Paris-Clavel, « la sécurité, ce n’est pas seulement un flic à chaque porte, c’est aussi de savoir que son môme va pouvoir bouffer, qu’on va pouvoir se soigner, de ne pas avoir peur de voir un huissier débarquer. Pour les chômeurs, c’est l’état d’urgence sociale tous les jours ». Pour Zalie Mansoibou, du MNCP, « ce qui s’est passé est ignoble, mais les marchés de Noël se tiennent sur les Champs-élysées, les matchs de foot ont lieu, on remarque que seules les mobilisations socio-économiques sont annulées. Cette manifestation, c’est notre seule manière de se faire entendre ».

Pendant que le tout-sécuritaire enserre le pays, les régressions sociales continuent. Après l’annonce du contrôle renforcé des demandeurs d’emploi, cet été, la ministre du Travail continue sur sa lancée. Hier, elle planchait sur le renforcement de leur suivi par Pôle emploi via Internet. Une aberration pour Zalie Mansoibou. « Avec le 100 % Web, ils oublient la fracture numérique : six millions de gens n’ont pas accès à un ordinateur, et tout le monde n’a pas les moyens d’aller au cybercafé ! » Tous sont aussi sur le qui-vive à l’approche de la prochaine négociation de la convention d’assurance chômage, prévue le 28 janvier 2016. Les militants ont encore en mémoire la dernière convention, annulée le 5 octobre dernier par le conseil d’état grâce à l’intervention des associations de chômeurs et de la CGT, qui avait entraîné des reculs pour les demandeurs d’emploi, avec l’allongement des délais de carence, les droits rechargeables(...)

Alain Florin, de la CGT chômeurs, embraie. « On maintient les gens dans la misère et on cède au Medef. Les aides aux entreprises vont directement dans la poche des actionnaires ou dans les trésoreries, sans créer d’emplois. » Avec un privé d’emploi sur deux toujours non indemnisé par l’Unedic, les droits doivent être tirés vers le haut.

Les associations demandent une revalorisation des allocations, le libre choix de son emploi, l’accès à la formation professionnelle, la gratuité des transports Pour l’instant, « on ne sait pas si la prime de Noël sera maintenue, on espère, ce serait une première depuis dix huit ans ! » souffle Marc Moreau, d’AC ! Lundi, les associations seront reçues par la ministre du Travail. Pour lui rappeler l’insécurité sociale permanente des demandeurs d’emploi.

Rendez-vous le 5 décembre, à 14 heures, place Stalingrad à Paris.

■ d’après Cécile Rousseau dans l’Humanité du 27/11/2015

Cet article a été publié le 27 novembre 2015

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