Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Grève illimitée des travailleurs du Campanile Tour Eiffel

Les samarié-e-s du Campanile Tour Eiffel sont en grève illimitée depuis le 18 mars (avec piquets).

Leurs revendications :
- 13e mois pour tous, revalorisation des mensualisations, des classifications arrêt du paiement à la chambre, intégration des salariées de la société STN Groupe dans les effectifs du Campanile Tour Eiffel
- Paiement d’une indemnité repas de 7,04 € par jour pour tous, paiement des jours fériés à 100%, remboursement des frais de transport à 100%, paiement d’une prime d’habillage déshabillage de 250 € par an
- Suppression de la clause de mobilité
- Arrêt de l’abattement illégal sur l’assiette des cotisations sociales
- RETRAIT de la LOI EL KHOMRY

Le 31 mars, les femmes de chambre de l’hôtel Campanile de la tour Eiffel se sont donné rendez-vous porte d’Italie, en bordure du périphérique, appuyées par des collègues d’autres enseignes avant de rejoindre la manifestation contre la loi travail.. La trentaine de salariés a tenté de convaincre les travailleurs d’un autre Campanile de les rejoindre, au son de « l’esclavage, c’est fini ! ». Sans succès. « Elles ont peur de leur patron », estime « Madame Silla », venue en renfort de l’hôtel Hyatt.

Les conséquences potentielles de la loi sur le travail pour le délégué syndical Mohammed Ouamaouche, sont évidentes. « Avec les attentats, il y a eu moins de monde dans les hôtels, c’est clair. L’employeur pourrait donc tout à fait justifier d’une baisse momentanée de l’activité pour mettre les indésirables dehors. Moi ça va, je suis protégé par l’inspection du travail mais les femmes de ménage, dont certaines ne savent pas lire, comment on va empêcher ça ? » Pour ces employées d’un sous-traitant de la chaîne d’hôtels Campanile, l’employeur flirte déjà avec la loi : « Nous avons des contrats de 4 h par jour mais on fait 6, 7, 8 heures parfois, raconte l’une d’entre elles, au bout de la banderole. Et on n’est pas payées pour ça. Je gagne 1 000 euros par mois. »

Tract du syndicat HPE-CGT et de l’UL Paris 15°

LOUVRE HÔTELS GROUP ET JIN JIANG INTERNATIONAL INVENTENT LE BÉNÉVOLAT POUR TENTER DE BRISER LES GRÈVES !
Mais, rien n’entame la détermination des salariés du Campanile Tour Eiffel en grève illimitée depuis le 18 mars.
Depuis le 18 mars 2016 à 9h, les salariés du Campanile Tour Eiffel, filiale à 100% du groupe Louvre Hôtels détenu par le groupe hôtelier chinois JIN JIANG INTERNATIONAL, sont en grève illimitée.
Leurs revendications portent sur les salaires, les conditions de travail, le respect de l’égalité de traitement entre salariés de l’hôtel et salariés du sous-traitant et l’intégration des femmes de chambre du sous-traitant dans le personnel du Campanile.
Pour toute réponse, alors que 13 salariés sur les 14 employés dans l’hôtel sont en grève, Louvre hôtels Group tente de briser le mouvement de grève.
Et là, … le patron innove !!
Pour remplacer les grévistes, le groupe fait appel à des cadres du siège et à des directeurs d’autres hôtels qui viennent par roulement au Campanile Tour Eiffel accomplir les tâches du personnel d’accueil, …
Si un employeur peut utiliser des salariés en CDI d’un autre site pour remplacer des salariés grévistes (ce qui, déjà, en soi, est un scandale permis pourtant par le code du travail … !), la manière dont procède Louvre Hôtels Group est, non seulement, honteuse, mais, en plus, elle est illégale, absolument illégale.
En effet, pour ne pas appliquer aux salariés des hôtels, les mêmes statuts que celui (un peu plus avantageux) appliqué aux salariés du siège à la Défense, le groupe a créé une entreprise entreprise par hôtel : cela interdit, légalement, aux directeurs des autres hôtels et aux cadres du siège de venir remplacer les grévistes du Campanile Tour Eiffel.
Et, c’est là où Louvre Hôtels Group croit avoir une idée géniale : créer au sein de la multinationale une brigade philanthropique de salariés bénévoles !
Des personnes tellement soucieuses du devenir des hôtels du groupe, qu’elles viennent spontanément (si, si, on vous le dit : « spontanément », personne ne les a obligées) et gratuitement (oui, oui, on vous l’assure : « elles sont bénévoles » !) tenir la boutique pendant que les grévistes occupent, eux, la salle du petit déjeuner.
Pour ces bénévoles de La Cause du Grand Patronat : pas de Code du Travail (vu qu’ils ne sont pas là en tant que salariés, mais en tant que … soutien solidaire au patron ?), pas de durées maximales du travail à respecter (vu qu’ils ne travaillent pas, ils occupent leur temps libre en actions bénévoles), pas d’heures supplémentaires à payer (vu qu’ils sont là gratuitement).
Etonnant, non ? Le salariat bénévole : encore mieux que le projet de loi El Khomri !
Enfin, … comme le bénévolat a ses limites (les bénévoles ne sont pas volontaires pour venir remplacer les grévistes la nuit) Louvre Hôtels Group et Jin Jiang International ont fait appel à une société de sécurité pour remplacer les veilleurs de nuit en grève.
C’est strictement interdit, depuis 1983, par l’article L 612-4 du Code de sécurité intérieure et c’est susceptible d’être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (article L614 -1 du CSI).
Mais … en période d’état d’urgence, qui sait si … ??
Alors le patronat tente le coup !
RESTE-T-IL UN ETAT DE DROIT EN FRANCE ?
Sérieusement, il faut arrêter le délire ! Le syndicat CGT-HPE a porté plainte pour prêt de main d’oeuvre illicite et travail dissimulé, il a saisi l’inspection du travail.
Il est inacceptable que les groupes Louvre Hôtels et JIN JIANG INTERNATIONAL s’autorisent à violer aussi ouvertement le droit de grève. Certes, la soumission du gouvernement HOLLANDE-BERGER aux diktats du Médef leur donne des ailes, mais quand même … !
Les grévistes du Campanile Tour Eiffel, ensemble, qu’ils soient employés directement par l’hôtel ou par le sous-traitant, inscrivent leur lutte contre la direction du Campanile Tour Eiffel dans le grand mouvement social qui exige le retrait du projet de Loi El Khomri.
Ils prendront une part active à la nouvellejournée nationale d’action du 5 avril et vous donnent rendez-vous pour une nouvelle action festive et combative :
mardi 5 avril à 12h devant le Campanile La Villette
147/151 av de Flandre 75019 PARIS métro Corentin Cariou

Cet article a été publié le 4 avril 2016

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