Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Les concessions de Valls n’épuiseront pas la colère

Alos qu’une grande majorité de Français est désormais opposée à cette loi travail, grâce à un exceptionnel travail d’information sur le contenu du projet, le texte sera débattu dans l’Hémicycle à partir du 3 mai. D’ici là, le gouvernement, qui compte bien sur les voix de la droite pour faire adopter le texte, va multiplier les manœuvres et les tentatives de division. Pendant ces trois semaines, la pression populaire peut encore s’amplifier.

A commencer par la jeunesse. Aide à la recherche d’emploi, bourses, couverture santé, logement… Le premier ministre a présenté aux organisations de lycéens et d’étudiants, réunies à l’hôtel Matignon ce lundi une série de mesures pour lutter contre la précarité des jeunes à l’entrée sur le marché du travail. Des mesures applaudies par les syndicats d’étudiants et de lycéens, qui affichent toujours leur opposition à la réforme du code du travail.

Ces mesures seront intégrées au projet de loi égalité et citoyenneté, présenté mercredi, ou feront l’objet d’un amendement au projet de réforme du code du travail. Matignon chiffre à entre 400 et 500 millions d’euros par an le coût de ces mesures, qui n’ont pas pour objectif d’« éteindre une contestation », mais de « répondre à des inquiétudes profondes qui nécessitent une réponse dans la durée », a assuré le premier ministre. Et « il ne s’agit pas de modifier ou de faire évoluer la loi travail », actuellement dans sa phase parlementaire.

William Martinet, le président de l’UNEF, s’est dit « satisfait » du rendez-vous à Matignon : « Parce que les jeunes se sont mobilisés et ont relevé la tête, ils ont réussi à obtenir des mesures fortes pour leur insertion professionnelle et leurs conditions de vie. Nous avons franchi un cap important, nous avons réussi à obtenir satisfaction sur des revendications. » Pour autant, « tout ça ne lève pas tous les désaccords, notamment sur la loi travail », « c’est pour ça que l’UNEF reste solidaire de l’intersyndicale » et de son appel à manifester le 28 avril.

Même son de cloche du côté de la FIDL. « Il y a clairement des mesures positives pour la jeunesse, notamment pour les apprentis et les lycées professionnels », a réagi Zoïa Guschlbauer, présidente de la FIDL, qui appelle les étudiants à rester mobilisés, notamment pour le mouvement du 28 avril.

Une position partagée par les syndicats d’étudiants. « Ça va dans le bon sens », a approuvé l’UNL. Les organisations de lycéens ont aussi confirmé leur participation, avec des syndicats de travailleurs, à cette nouvelle journée de mobilisation pour obtenir le retrait de la réforme du code du travail.

Cet article a été publié le 11 avril 2016

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