Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Les intermittents du spectacle occupent le théâtre de l’Odéon

À la veille de la dernière séance de négociation sur les annexes 8 et 10 de la convention UNEDIC, les intermittents et précaires et les étudiants frappent fort.

Depuis le dimanche 24 avril au soir, des intermittents du spectacle occupent le théâtre de l’Odéon, dans le 6e arrondissement de Paris. Ils sont montés sur la terrasse du bâtiment pour y dérouler plusieurs banderoles : « Pas de droit au travail sans droit au chômage », « De l’argent, il y en a. Construisons de nouveaux droits » et « Convergence des luttes/Nuit debout ».

Cette action intervient alors que cette semaine marque une étape importante dans les négociations du régime de l’assurance-chômage des intermittents. En effet, un accord sur ce régime spécifique doit être transmis à l’Unédic avant le jeudi 28 avril. Des étudiants se sont également agrégés au mouvement. Plus d’une centaine de personnes étaient rassemblées au pied du théâtre durant la première nuit d’occupation.

Les militants sont arrivés à l’Odéon vers 18 h 30, à la fin d’une représentation de Phèdre. L’action est menée par la Coordination des intermittents et précaires (CIP). « Nous (…) occupons ce lieu public pour signifier notre complet désaccord avec les « négociations » en cours de l’assurance-chômage comme avec le projet de loi travail », peut-on lire dans un communiqué de la CIP.

Un représentant de la CIP a déclaré à l’AFP : « Nous comptions pouvoir utiliser le théâtre de l’Odéon pour débattre, étudier, décrypter les négociations en cours, mais cela nous a été refusé, alors nous avons décidé d’occuper le lieu ». Sans pour autant empêcher de représentation lors du premier jour d’occupation, le théâtre faisant relâche le lundi.

Le choix du théâtre de l’Odéon n’est pas le fruit du hasard. Au micro de France Info, une intermittente a précisé : « On a choisi ce théâtre parce que c’est un théâtre public, dans lequel on se sent légitime de venir travailler ». Déjà, en mai 2014, le théâtre était au centre des revendications sur la convention d’assurance-chômage. À la fin des représentations de Cyrano de Bergerac, tous les techniciens et intermittents rejoignaient les comédiens sur scène. L’un d’entre eux lisait un texte contre la précarité.

Ce lundi soir, la CGT Spectacle et la Coordination des intermittents et précaires appellent à une mobilisation devant le ministère du Travail. Des actions pour peser dans l’ultime séance de négociationsau sujet de l’assurance chômage des intermittents.

Ils ont reçu, ce soir, le soutien de Nuit debout qui, installé depuis des semaines sur la place de la République, organisera dans la soirée une assemblée générale dans la salle parisienne

Cet article a été publié le 25 avril 2016

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