Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Ph.Martinez le 26 janvier à Saclay

Il rencontrera les personnels de la Recherche, en lien avec les syndicats CGT des établissements du Plateau de Saclay et de l’Université Paris Sud.
Une réunion publique sur les enjeux et les moyens de la Recherche, les statuts et les conditions de travail des personnels, se tiendra à 14h30 à l’auditorium Irène et Frédéric Joliot-Curie Bâtiment 100 - Campus d’Orsay

La CGT considère la Recherche comme un atout déterminant pour la reconquête industrielle dans notre pays mais aussi pour répondre aux énormes enjeux sociaux et environnementaux, et pour faire avancer les connaissances. La CGT est présente aussi bien dans le secteur public d’enseignement supérieur et de recherche que dans les centres de recherche industriels. Nous observons que depuis des années la recherche est malmenée et se dégrade dans notre pays. Le secteur public de l’enseignement supérieur et de la recherche est de plus en plus confronté à des budgets qui diminuent, à des restrictions notables d’effectifs et à la mise en place de financements de plus en plus orientés sur des projets de court-terme. Les conséquences vont de la mise en difficulté des organismes jusqu’à une précarité galopante des personnels, en passant par une course stérile aux financements externes. La complexification du paysage de la recherche et la multiplication des sur-structures de management génèrent aussi une opacité et une désoptimisation qui détruisent la cohérence nationale des activités scientifiques et dégradent l’activité.
Dans le même temps, les dépenses de Recherche propres aux entreprises sont en régression en dépit de la mise en place de politiques d’incitation financière exorbitantes.

L’individualisation et la mise en concurrence, méthodes de management désastreuses, se généralisent au détriment de vraies coopérations.
La CGT revendique que l’effort de Recherche soit porté à 3% du PIB, avec une augmentation des financements récurrents, un développement de l’emploi pérenne et la résorption de la précarité, une autre utilisation de l’enveloppe dédiée aux aides aux entreprises dont le Crédit impôt Recherche (CIR).

La CGT a condamné nombre des déménagements imposés vers le plateau de Saclay, qui ont généré beaucoup de frais et de désorganisations. Moyens qui auraient mieux été utilisés dans des programmes de recherche. Déménagements basés sur l’illusion technocratique d’une masse critique géographique en contradiction avec les connexions multipolaires de la recherche. S’ajoute à cela le regroupement des activités d’enseignement supérieur et de recherche au sein des communautés d’universités et d’établissements (ComUE) qui régionalise le service public alors que lui sont assignés des objectifs internationaux.

Aujourd’hui le regroupement sur Saclay / Palaiseau / Orsay existe en partie et la mise en place de la ComUE Université Paris-Saclay et son développement sont en marche. La CGT revendique que les conditions de travail et de transports, ainsi que les services publics de proximité, soient à la hauteur de l’afflux d’organismes, ce qui est loin d’être le cas.

L’aménagement du plateau

L’arrivée telle qu’annoncée de milliers de salariés et chercheurs nécessite une réponse aux besoins à la hauteur des ambitions affichées pour le développement de ce cluster. Logements, transports, santé, éducation, services publics, eau… autant de besoins qui pour l’instant restent en suspens.

Pour exemple, les annonces faites en termes de transports sont loin d’y répondre, tout comme la volonté de construire un nouvel hôpital sur le Plateau mais en en fermant trois autres, ne répondront pas non plus à ces besoins toujours grandissants.
L’ensemble des syndicats présents sur ce territoire réfléchissent à une réponse intégrant environnement, besoins sociaux et développement d’une recherche au service de l’intérêt général. Mais une réponse prend en compte tout un ensemble de sous-traitances répondant aux besoins des entreprises en termes de « facilities management » mais souvent génératrices de précarité.

Comment être la CGT de tous, utile et force de convergences revendicatives portant l’exigence d’un égal traitement social de l’ensemble des salarié-e-s de ce Plateau ?
Un aménagement destructeur de terres agricoles

Le Plateau de Saclay, ce sont 400 hectares d’excellentes terres agricoles qui ont été ou seront détruites. Ce sont ici, aux portes de Paris, des sols très productifs artificialisés, capables de produire 90 à 100 quintaux de blé par hectare. Même l’Inra et AgroParisTech, qui ont besoin de terrains pour mener leurs recherches en conditions réelles de terrain, n’ont obtenu aucune surface d’expérimentation sur les terrains du Plateau de Saclay, dans le cadre de ce projet qu’on présente pourtant comme extrêmement ambitieux pour cette recherche, en particulier pour les ambitions agro-écologiques.

Le marché pour le BTP s’élève à 4 à 5 milliards d’euros, les partenariats public-privé avec le public locataire au prix fort pendant des décennies se multiplient. Quel retour sur investissement et pour qui ?

http://www.ferc-cgt.org/IMG/pdf/4pa_26janvier-1.pdf

Cet article a été publié le 19 janvier 2017

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