Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Exploiteur et collabo


Z. K. travaille depuis 2010 dans une entreprise de restauration collective. Mais il est sans-papiers et n’a pu décrocher un boulot que sous l’identité d’un tiers. Le patron l’apprend et lui dit de ne plus revenir travailler. Un peu rapide comme licenciement, non ? C’est ce que pense l’intéressé, tout comme le militant syndical qui lui conseille de saisir les prud’hommes. À bon escient car, comme le souligne le Syndicat de la magistrature, qui informe de cette affaire dans un communiqué cosigné par le SAF, le Gisti et ADDE, « la dernière réforme du droit des étrangers, adoptée en juin 2011, a même organisé un nouveau cadre réglementaire pour faire bon droit aux travailleuses et travailleurs étrangers licenciés alors qu’ils sont en situation irrégulière ». Mais en sortant de l’audience de conciliation au palais de justice de Nanterre, Z. K est arrêté et mis en garde à vue. Le patron avait informé les flics du lieu et du moment où ils pourraient cueillir celui qui fut dix-huit mois à son service. « Maintenir des travailleurs dans la précarité, en leur refusant d’être régularisés, ne suffisait apparemment pas. Avec cette interpellation dans l’enceinte même des locaux d’un conseil des prud’hommes, vient d’être testé un nouveau degré d’insécurité pour la main d’œuvre sans-papiers : la privation pure et simple de l’accès à la justice », conclut le communiqué.

Cet article a été publié le 16 avril 2012

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