Union locale CGT Paris 5ème/6ième (UL-CGT 5-6)

La Métropole du Grand-Paris

Opération "Coton tige" puisqu’ils n’entendent que de l’oreille droite

5 Unions locales Cgt du Pas-de -calais s’associent pour appeler à un rassemblement le 7/10 à 12h à l’Assemblée Nationale

L’UL du 5/6e s’associe à leur appel,

Le 7/10 12 h à l’Assemblée Nationale

En 2010, nous avons été combatifs, organisés, déterminés jusqu’à la dernière heure, pour défendre nos retraites. Le gouvernement Sarkozy-Fillon, la majorité UMP avaient ignoré le peuple en lutte contre cette 4 ème réforme en 20 ans de notre système de retraite, ils en ont payé les conséquences en 2012, aux Présidentielles et aux Législatives.

En 2013, nous devons être encore plus combattifs, organisés et déterminés à ne rien lâcher pour défendre nos retraites et nos revendications. Le gouvernement Hollande-Ayrault, la majorité PS, continuent de rester sourds aux revendications des travailleurs, pour répondre aux exigences de Bruxelles qui demande l’accélération des réformes. Cette majorité aux ordres entend mettre en place une 5 ème réforme de notre système de retraite en ignorant complètement les propositions de la CGT et d’autres confédérations syndicales de progrès social. Par contre, les cadeaux au patronat se multiplient au moment même où des milliers d’emplois, voire des millions, sont supprimés et menacés pour satisfaire l’appétit des actionnaires et pour faire plier l’Etat devant les exigences du capital, pour qui 1 euro vaut plus que la vie d’un travailleur.

70% des travailleurs de ce pays, sont contre cette nouvelle réforme. Tous-tes savent que l’espérance de vie qui a certes augmenté depuis 30 ans, est due à la retraite à 60 ans et à l’amélioration des conditions de travail et de la médecine. Mais force est de constater que la remise en cause de la retraite à 60 ans pleine et entière, la détérioration avérée des conditions de travail et une médecine de plus en plus inaccessible, va mécaniquement abaisser l’espérance de vie des travailleurs et mettre à mal leur condition de vie après 60 ans.

Beaucoup se plaignent des salaires qui n’assurent plus une vie décente mais aussi des nouvelles organisations du travail qui clouent les travailleurs en les rendant corvéables et à la disposition des fluctuations du marché et des commandes.

Dans le même temps, des millions de travailleurs pointent à Pôle-Emploi, des millions survivent sous le seuil de pauvreté, des millions sont désespérés par cette politique libérale menée par un gouvernement sourd et aveugle alors qu’il se revendique être de gauche.

Gouvernement et majorité ne fonctionnent que par effet d’annonces, et n’apportent que des solutions momentanées, ils soignent le mal avec le mal, n’entendant pas le peuple qui gronde mais exhaussant uniquement les vœux de ceux qui possèdent les richesses et qui en veulent encore plus, accroissant ainsi la fracture sociale qui fait le lit d’une extrême-droite qui attend son heure comme un loup aux abords d’une bergerie.

Les camarades de nos Unions Locales en union de luttes, ont débattu de la situation, tous considèrent que le ral’bol généralisé nous conduit vers une véritable catastrophe sociale et sociétale.
Ils ont décidé de prendre leurs responsabilités en vous proposant dans le cadre des déclarations de la commission exécutive confédérale de la CGT du 18 septembre, de cibler l’endroit où, selon la Constitution Française, les lois sont votées, c’est-à-dire l’Assemblée Nationale de la République Française.

Si le gouvernement n’entend pas nos légitimes revendications, il nous faut aussi déboucher l’oreille gauche des députés qui n’écoutent que de l’oreille droite, en proposant de se rendre devant l’Assemblée Nationale à partir du lundi 7 octobre, le jour où commenceront les débats sur cette réforme de nos retraites.

Il ne s’agit pas que nous (les camarades des syndicats des 5ULs), restions la semaine, mais d’être
présents le lundi 7 octobre à 12h00 devant l’Assemblée pour bien montrer notre ral’bol mais aussi la détermination de la base des travailleurs.

Car si nos députés à l’oreille gauche bouchée et aveuglés par le pouvoir qu’ils détournent avec une bassesse antidémocratique, ont voté l’antisociale loi Sapin (ANI) mais refusé une loi contre les licenciements boursiers ou une loi d’amnistie des syndicalistes, ils voteront cette 5ème réforme réactionnaire qui est la continuité de celle de 2003 et de 2010, puis ils voteront d’autres réformes et lois (fonction publique, santé, éducation, formation, droit du travail, droit syndical...) exigées par le patronat, le capital, la commission européenne...

A la fin il ne restera plus rien de nos droits, de nos acquis et de nos conquis sociaux et collectifs, gagnés de hautes luttes par nos anciens, et ce n’est pas le retour de la droite voire l’arrivée de l’extrême-droite qui nous rétablira tout ce qui aura été perdu et supprimé.

La fracture sociale est béante, chaque militant sait que cette situation peut nous sauter à la figure à n’importe quel moment, mais aussi dans les urnes avec un vote radical pour l’extrême-droite, celui qui n’a pas entendu cela, est lui aussi sourd. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, ne nous font aucun cadeau, et si une vingtaine de députés refusent cette austérité et combattent courageusement, c’est vainement face à un bloc soudé par une idéologie inféodée aux principes du
capitalisme.
Ce gouvernement et cette majorité gouvernementale de « gauche », cette droite revancharde et l’extrême-droite aux aguets, ne nous font aucun cadeau, et ce n’est pas la Loi Taubira qui fera manger à sa faim, maintiendra ou créera des emplois, fera que les travailleurs puissent se soigner et profiter...
Pourquoi et au nom de quoi devrions-nous leur faire le cadeau de ne pas lutter contre des réformes et des lois qui créent la division et la misère occasionnant de fait le sentiment d’impuissance, et alors que le gouvernement et sa majorité n’écoutent pas et refusent nos légitimes revendications dans ce pays qui est la 5 ème puissance économique mondiale et qui entend donner des leçons de démocratie à la Terre entière ?
S’il y a une dette, ce n’est pas la faute des travailleurs, c’est la faute des politiciens qui ont accordé depuis plus de 50 ans, des cadeaux fiscaux, aides et largesses en milliers de milliards, à ceux qui n’en ont jamais assez et qui font fructifier leur argent malhonnête gagné sur notre dos, dans des portefeuilles d’actions, ou laissent pourrir des dizaines de milliers de milliards dans des paradis fiscaux... on n’est pas des ânes !
Nous avons des exigences revendicatives, elles sont légitimes même si elles sont antagoniques à celles du patronat et du
capital, même si elles ne sont pas soi-disant compatibles avec l’Union Européenne... aucun gouvernement et sa majorité, n’a le droit divin de disposer de nos vies et de nos corps, de notre conscience et de notre liberté, nous avons le droit démocratique de s’opposer et de dire non quand des réformes et des lois sont socialement injustes et nuisent à la majorité du Peuple.

Cet article a été publié le 23 septembre 2013

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